Le Château de Thoiry

En 1559, Raoul Moreau, trésorier du Roi  Henri II, demande au célèbre architecte Philibert de l’Orme, et à son maître maçon, Olivier Ymbert, de construire un château à qui il confie deux missions :

  • Valoriser les fonctions d’un site consacré à la célébration des cycles saisonniers, grâce à un relief particulier.
  • Témoigner de l’ésotérisme français de la Renaissance par son architecture fondée sur le nombre d’or et autres proportions remarquables.

Le château est construit au sommet d’une colline entourée de côteaux. La colline et les côteaux sont à la même altitude. Ce relief permet au château d’être le pivot d’un calendrier solaire dont l’horizon est le cadran et les aiguilles sont les axes des transparences des fenêtres. Le soleil se lève au solstice d’été et il se couche au solstice d’hiver à travers le vestibule central et aux équinoxes de printemps et d’automne dans l’axe d’une transparence transversale des fenêtres.

Le château est une maison familiale toujours habité. La famille des comtes de La Panouse y habite depuis plus de quatre siècles et anime le château et les jardins. Les ancêtres sourient du haut de leurs portraits.

Les objets d’art et leurs meubles embellissent les  actes de la vie quotidienne. Seize générations, dont treize en ligne directe, ont fait évoluer l’art de vivre de leur époque.

La visite nous présente un fauteuil Louis XV et ses courbes qui tend les bras d’une manière différente qu’un fauteuil Louis XVI avec ses colonnes.

La tapisserie des Gobelins, offerte par le Roi Louis XVI, témoigne de l’apogée de cet art.

Le clavecin de Blanchet, a gardé ses mécanismes anciens.

Frédéric Chopin a joué sur un des pianos et il a offert le manuscrit de deux de ses valses.

Grâce aux 400.000 pièces d’archives, la famille fait revivre les événements qui ont fait l’histoire de l’Europe, et des souvenirs affectifs, semés de rires et parfois de larmes. De 1773 à 1813, Angélique de Baussan, héritière de Thoiry, et son mari, Charles de Machault, s’écrivent 1.500 lettres d’amour, 6.000 pages de tendresse. Ils se prénomment ‘‘Mon petit chat’’.

Le Roi Henri IV a failli être assassiné sur le domaine. Il a logé au château. Une tapisserie le montre chassant à l’épée des lions importés et lâchés dans la forêt. Quatre siècles plus tard, des lions rugissent à nouveau dans les bois d’Île de France.

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