Forteresse Royale de Chinon

Aujourd’hui nous partons à la découverte de la forteresse royale de Chinon. La forteresse royale de Chinon, comme beaucoup de châteaux, est construite sur un éperon rocheux dominant la Vienne et la ville. Cette position stratégique lui permet de s’assurer le contrôle du passage sur la Vienne, affluent de la Loire. Le bourg s’est développé en contrebas, sur la rive.

Petit à petit, l’espace a été structuré en trois parties distinctes, que les rois ont appelé leurs « trois châteaux », et qui figurent de manière stylisée sous la forme de trois tours sur les armoiries de la ville.

Après avoir passé le bâtiment d’accueil, nous pénétrons dans la forteresse en passant sous la tour de l’horloge. Elle est en quelque sorte la tour « porte » du château du Milieu, créée par Jean sans Terre en 1200 lorsqu’il prépare la Forteresse à la guerre. Cette tour-porte est ménagée dans une tour longue et étroite à l’extrémité semi-circulaire. Située en retrait du rempart, elle est défendue côté est par trois archères. La porte d’entrée s’ouvre dans l’une de ces archères et débouche sur un escalier droit. La tour était également accessible par le chemin de ronde. Elle connaît par la suite plusieurs campagnes de modifications. A la fin du XIVe siècle, la tour est rehaussée pour accueillir une cloche à son sommet et atteindre sa hauteur actuelle.

Après quelques photos de la ville prise depuis l’emplacement de la tour du trésor, nous nous dirigeons vers les logis royaux. Vers 1370, le duc Louis 1er d’Anjou entreprend la construction des logis. De cet ensemble, il ne nous reste plus que l’aile sud, qui abritait un auditoire à son extrémité. Au temps de Charles VII, l’ensemble prend sa configuration définitive de trois ailes autour d’une cour. L’auditoire devient la grande salle du château, plus connue sous le nom de « salle de la Reconnaissance ». Le reste de l’aile sud était occupé par les appartements de Charles VII et son épouse Marie d’Anjou, logés au premier étage. On y trouve l’essentiel : une chambre de parement et une chambre à coucher, les cabinets et lieux d’aisance. Les pièces de service et la salle à manger sont au rez-de-chaussée. La reine, principale occupante pendant plus de 25 ans (1435-1461), y fera faire de nombreux aménagements.

Nous nous dirigeons ensuite pour observer la tour de Boissy. Cette tour est édifiée à la fin du XIIIe ou au début XIVe siècle. Elle tire son nom des gouverneurs de la Forteresse de Chinon au XVIe siècle. La tour est surmontée par une terrasse reliée à la tour du Coudray par un chemin de ronde. Au départ, l’accès n’était possible que par cette terrasse sommitale depuis laquelle on redescendait vers le premier niveau.

Derrière cette tour on peut observer la tour du Moulin. La tour du Moulin a été construite à la fin du XIIe siècle, avec un talus angevin. Elle est protégée par un mur périphérique en partie basse : une chemise. La salle du rez-de-chaussée est couverte par une voûte angevine. Cette voûte bombée est très rare dans les châteaux, plus répandue dans les églises. Trois archères s’ouvrent sous les arcs de la voûte. Ce sont des postes de tirs qui permettent de protéger le pied de la tour.

Direction ensuite la tour de Coudray. En 1205, après un siège de neuf mois, Philippe Auguste s’empare de la Forteresse de Chinon. Il fait construire une grande tour circulaire, la tour du Coudray. En 1308, celle-ci devient la prison de dignitaires Templiers, dont Jacques de Molay, le dernier grand maître de l’ordre. Plusieurs graffiti témoignent encore de cet événement historique. Pour nous cette tour est aussi un formidable poste d’observation pour admirer Chinon et ses environs.

Nous observons et visitons ensuite la tour d’Argenton. En 1477, le roi Louis XI confie la Forteresse de Chinon à Philippe de Commynes, seigneur d’Argenton. Celui-ci renforce l’angle nord-ouest du château du Milieu en construisant une tour capable de résister aux nouvelles armes à poudre. Ses murs font cinq mètres d’épaisseur et des canonnières sont percées jusqu’au niveau le plus bas, à hauteur des fossés. Sa terrasse sommitale est quant à elle située de plain-pied avec la cour du château du Milieu : cette tour moins haute que les autres est aussi moins fragile. La tour est aménagée en prison au XVIIe siècle, comme en témoignent les graffiti qui subsistent sur les murs.

Ensuite se trouve la tour des Chiens. La tour des Chiens est une tour en forme de fer à cheval. Elle a été construite sous le règne de Philippe Auguste, au XIIIe siècle. La tour comporte trois niveaux surmontés par une terrasse, accessible depuis le chemin de ronde. Les archères de cette tour défensive sont décalées d’un niveau à l’autre pour assurer une défense efficace et pour éviter de fragiliser les maçonneries. Cette tour doit son nom au chenil situé à proximité qui abritait les meutes royales au XVe siècle. A cette époque, fours à pain et latrines sont établis à côté de la tour des Chiens. Il pourrait s’agir des équipements nécessaires à la vie de l’hôtel du roi Charles VII (paneterie, logements pour le personnel…).

Pour finir nous montons dans la tour de l’horloge qui permet à nouveau d’avoir une vue dominante sur la ville de Chinon.

Nous terminons presque la nôtre visite de cette magnifique forteresse mais décidons en sortant de faire le tour à pieds de la forteresse.

Ensuite nous descendons en ville par un ascenseur pour découvrir un peu le cœur de la vieille ville de Chinon. Et peut-être est-ce dû aux conditions sanitaires du moment, mais il apparait très difficile de se restaurer dans la ville.

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